Qui est-IL ? L’histoire d’une chasse à l’homme par Derek Van Arman

IL de Derek Van Arman

IL, voilà un titre bizarre, que peut-il se cacher derrière ce simple pronom ? J’étais à la recherche d’un nouveau thriller/policier et je suis tombée sur ce livre, ce n’est pas le titre, ni la quatrième de couverture qui m’ont poussé à l’acheter, mais plutôt ce que l’on lit sur l’auteur à la première page du livre :

« L’auteur, Derek Van Arman étant un pseudonyme, est entouré d’une aura de mystère. Agent de renseignement, il a travaillé pour diverses agences fédérales. Son unique roman, IL, paru aux Etats-Unis en 1992 et immédiatement devenu culte, a amené sa mise en examen par le FBI – qui voulait qu’il livre les sources lui ayant permis d’être aussi proche de la réalité de leurs méthodes d’investigation. Longtemps resté inédit en France, IL est paru en 2013 aux Editions Sonatine. »

Un livre « entouré d’une aura de mystère » ! J’adore !

Je me suis donc lancée dans cette histoire policière. Ce livre suit un agent du FBI, Jack Scott, et un policier, Frank Rivers, dans leur poursuite d’un tueur en série. Ce dernier a laissé un message au FBI en mettant en scène le meurtre d’une mère et de ses deux filles.

Au-delà de l’enquête de fond, on en apprend un peu plus sur la psychologie des tueurs en série et sur les techniques d’enquête, et c’est vraiment là toute l’originalité de ce livre. L’auteur, très discret, a quand même donné une interview à L’express (interview à lire ici). Il explique d’où lui vienne toutes les informations sur le FBI et les tueurs en série.

« Mes spécialités, c’était la psychologie et la médecine légale, en relation avec des technologies telles que l’intelligence artificielle. J’ai dirigé des opérations de contre-espionnage, dont certaines sont toujours en cours aujourd’hui. J’ai donc été en relation avec le fameux VICAP [Violent Criminal Apprehension Program], l’organisme fédéral chargé de mettre les serial killers hors d’état de nuire, devenu le VICAT dans mon roman. Les modèles de mes deux enquêteurs, Jack Scott et Frank Rivers, sont d’ailleurs toujours en activité. A l’époque, on a vu émerger les premiers auteurs de massacre dans les écoles, et je suis persuadé que seule l’alliance de la science et de la psychologie permet de les repérer avant qu’ils ne passent à l’acte ou de les arrêter. » (cf l’article de l’Express)

L’histoire de fond est vraiment prenante, on suit à la fois l’enquête mais aussi le tueur. On est donc constamment en haleine. Mais malheureusement le livre est un peu lent. L’auteur passe beaucoup de temps à décrire des choses qui, pour moi, sont sans importance. J’ai eu du mal au début du livre à assimiler tous les personnages car c’était trop fouilli. On avait l’impression de passer d’une histoire à l’autre sans qu’elles n’aient de lien entre elles. Il faut beaucoup de temps pour que l’histoire s’installe vraiment. J’ai donc du m’accrocher pour continuer.

Et finalement je ne le regrette pas. Une fois les personnages présentés, l’histoire installée, le livre est plus facile à lire et plus intéressant.

Je vous conseille donc de lire IL, pour en savoir plus sur le FBI et ses méthodes et pour rentrer dans la tête des pires tueurs en série. Mais accrochez-vous, le début est difficile.

La mangue

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