SELFIE, la série auto-portrait d’une jeunesse désabusée?

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Pour moi le selfie, j’en avais à peu près cette définition : sorte auto-portrait mais devenu maintenant en quelque sorte l’objet symbole de l’égocentrisme stimulé par les réseaux sociaux. Se prendre en photo et ensuite le publier, si possible en faisant un duck face sur la photo.

Selfie, la série part un peu de ce constat, en nous présentant un produit pur de cette nouvelle génération d’internautes qui tweettent, font des selfies à gogo . Mais une fois, les écrans éteints, leurs vies sont bien plus plates, moins trépidantes.

J’avais été tout d’abord attirée par la série car j’avais vu l’interprète qui jouait le personnage de cette nouvelle série était Karen Gillan, inoubliable Amy Pond de Doctor Who et vue récemment la tête rasée et bleue dans le blockbuster les Gardiens de la Galaxie. Mais horreur en voyant le premier mini-clip présentant Selfie, un personnage un peu tête à claque qui représente toutes les duck faces de la planète.

Je décide d’oublier cette première impression pour découvrir l’épisode Pilot sorti en fin d’été (le second épisode devrait sortir prochainement) et je suis très partagée par ce premier épisode..

L’’histoire en quelques mots est celle d’Elisa Dooley, femme obsédée par son image et ce que pensent les autres notamment online, une starlette 2.0. Jusqu’au jour où, après un accident malencontreux qui est relaté sur la toile, elle se rend compte que toute sa vie sur internet est bien vide et qu’elle est seule. Elle décide alors de changer et de transformer totalement l’image qu’on connaissait d’elle. Pour cela elle demande l’aide de Henri Higgs, un génie du marketing, loin de toute la folie des réseaux sociaux, qui accepte le challenge. Il veut ainsi lui  montrer qu’il y a plus important  dans la vie que le nombre de likes sur une photo, que la vie hors des réseaux sociaux, est dix fois plus intéressante.

Le rythme se tient, les interprètes, Karen Gillan et John Cho (Flashforward), jouent bien les antithèses et l’alchimie romantique entre les deux personnages, qui, à mon goût, arrive un peu trop vite dans la série.

En effet, le plus gros reproche qu’on pourrait faire à la série c’est que tout va trop vite. En un épisode on a l’impression d’avoir vu toute une saison, la bimbo imbue d’elle-même et ultra centré sur le net est en fait une jeune fille mal dans sa peau, rigolote et tout simplement un peu gauche. Leur romance commence déjà fort,  Henri passe de l’indifférence et de la pitié envers cette jeune fille à un coup de coeur pour celle-ci.

C’est une comédie romantique réduit en format court. Et après ça on se demande bien ce qu’on peut voir de plus.

Cette série s’inspire du film My Fair Lady avec Julie Andrews, jouant Eliza Doolitle, une fleuriste des quartiers populaires qui se voit transformée, notamment dans sa façon de s’exprimer, grâce aux leçons de Henri Higgins, joué par Rex Harrison.

Dans Selfie, on voit aussi le lien avec la légende de Pygmalion, l’homme qui crée une femme de toutes pièces mais à l’heure moderne. Même si ici les échanges sont réciproques, elle devient plus naturelle et lui devient moins coincée.

Pas si agaçant à regarder, sans être tout à fait exceptionnelle. Je suis curieuse de voir où ils veulent en venir et comment ils vont continuer la série.

La Pomme

Et vous qu’en avez vous pensé ?

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