MAPS TO THE STARS, entre secrets et démences : la vie cachée des stars

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David Cronenberg a présenté son dernier film au festival de Cannes. Le réalisateur n’a pas raflé la palme d’or mais son actrice principale, Julianne Moore, elle, a remporté le Prix d’interprétation féminine. J’ai donc décidé de me rendre compte par moi-même si son interprétation dans Maps To The Stars valait un prix ou non.

On est loin d’une histoire toute simple, comme souvent chez Cronenberg. Le film débute sur Agatha (Mia Wasikowska), jeune femme qui arrive de Floride, elle se lie d’amitié avec un conducteur de limousine, Jérôme (Robert Pattinson). Ensuite on voit la famille Weiss. D’abord le père, Stafford (John Cusack), psychothérapeute célèbre et fortuné grâce à ses nombreux livres sur le développement personnel. Puis, il y a la mère, Christina (Olivia Williams), femme ambitieuse et angoissée, qui est la manageuse de leur fils, Benji (Evan Bird). Ce dernier est un enfant star de13 ans ayant déjà subit plusieurs cures de désintoxication. Pour finir avec cette palette de personnages, nous avons aussi la cliente de Stafford, Havana Segrand (Julianne Moore), une actrice déjantée et dépressive, qui vit dans le souvenir de sa mère, star de cinéma, Clarisse (Sarah Gadon).

Les personnages se croisent et s’entrecroisent dans le microcosme d’Hollywood. Toutes les histoires s’imbriquent. Le film nous donne l’impression que le monde d’Hollywood est un monde tout petit, où tout le monde se connaît. Au delà de ce microcosme, Cronenberg traite plusieurs sujets. Il nous parle de la folie des stars, la volonté de reconnaissance quitte à en perdre son amour-propre et les problèmes de drogues omniprésents dans le cinéma. Bien que le monde déchu des stars d’Hollywood soit la base du film, le réalisateur aborde un thème beaucoup plus complexe, celui du secret. Les secrets que l’on cache au sein d’une famille et qui dévore chaque membre de l’arbre familiale de génération en génération. Il nous parle des relations interfamiliales, des rapports entre parents et enfants, du rejet de l’enfant face à notre ambition ou encore de l’inceste. Maps To The Stars nous montre l’envers du décor, une fois que les portes des villas des stars se ferment, que reste-t-il, quel secret se cache derrière ses murs ?

Le jeu d’acteur n’est que accessoire ici. Pour revenir à Julianne Moore et à son prix, je ne sais pas si elle le mérite vraiment. Je ne trouve pas que ce soit elle qui fasse la force du film, bien qu’elle campe très bien son personnage d’actrice dépressive et toxico. Les acteurs passent un peu inaperçu dans cette histoire. Seule, peut-être, Mia Wasikowska se détache du lot. Elle est, pour moi, le personnage principal de ce film et l’histoire s’enroule autour de cette fille mystérieuse, débarquée de nulle part. L’actrice arrive très bien à jouer l’ambiguïté de son personnage. Cependant, elle ne nous surprend pas dans ce rôle, qui ressemble à un personnage qu’elle avait déjà incarné, celui d’India dans le film Stoker.

Je vous conseille donc Maps To The Stars non pas pour les acteurs mais pour l’histoire, les thématiques et les questions que l’on se pose à la fin du film sur le rapport aux non-dits et comment ils nous détruisent.  Ce film ne vous laissera pas indifférent.

La mangue

 

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Une réflexion sur “MAPS TO THE STARS, entre secrets et démences : la vie cachée des stars

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