LES YEUX JAUNES DES CROCODILES, adaptation cinématographique du livre de Katherine Pancol

Affiche-les-Yeux-jaunes-du-crocodile

Samedi soir j’ai eu la chance d’aller voir l’avant première du film de Cécile Telerman, Les yeux jaunes des crocodiles. La réalisatrice était accompagnée pour cette avant-première de l’actrice Emmanuelle Béart.

Mais revenons d’abord sur le synopsis du film. Pour ceux qui ont lu le livre de Katherine Pancol l’histoire est la même. On y trouve Joséphine (Julie Depardieu) et sa sœur Iris (Emmanuelle Béart). Joséphine, spécialiste de l’époque médiévale timide et fragile, se retrouve seule et endettée avec ses deux filles. Sa sœur, Iris, riche et belle parisienne à la vie de château mais en manque de reconnaissance, annonce, lors d’un dîner mondain où un éditeur participe, qu’elle est en train d’écrire un livre sur une femme au XIIe siècle. Prise dans son mensonge, elle demande à sa sœur de lui écrire le livre, elle gardera la gloire pour elle et lui donnera tout l’argent. A travers cette histoire de famille, c’est surtout les faiblesses des êtres humains qui sont pointés ici. Joséphine, la femme fragile qui n’a pas confiance en elle, se laisse marcher sur les pieds pour qu’on l’aime un peu et Iris, la magnifique blonde qui rêvait de devenir actrice, a été mise sur un piédestal par sa mère, rêve de reconnaissance au point d’en oublier son mari (Patrick Bruel) et son fils.

Autant vous dire que je ne suis pas adepte des films français et j’ai souvent peur que des adaptations cinématographiques, d’autant plus que je suis fan de Katherine Pancol (cf. mon article sur son dernier livre Muchachas). Cependant, je n’ai pas été déçue, loin de là. De premier abord en voyant l’affiche, je me suis demandée comment Julie Depardieu allait pouvoir incarner Joséphine et Emmanuelle Béart, Iris. Je m’étais imaginée deux personnages totalement différents. Mais elles réussissent très bien à incarner ces deux femmes. Julie Depardieu, frêle et vulnérable, est une Joséphine parfaite, elle arrive à bien retranscrire sa sensibilité, tout en arrivant, au fil du film, à sortir de sa coquille. Emmanuelle Béart donne à Iris les traits de la femme belle et dépressive qui ne trouve le bonheur que dans la reconnaissance. Elles sont entourées par d’autres acteurs tout aussi bons dans leurs rôles, Patrick Bruel, joue le mari d’Iris, Jacques Weber, leur beau-père que l’on suit dans sa fabuleuse histoire d’amour et encore Samuel Le Bihan, le mari de Joséphine qui la quitte et part élever des crocodiles en Afrique.

Cécile Telerman a réussi un coup de maître en restant très fidèle au livre. Elle arrive à donner plus d’intensité aux personnages, surtout à celui d’Iris. Toutes les scènes ont été sélectionnées avec soin pour que les fans de Katherine Pancol puissent retrouver leurs héroïnes telles qu’elles l’avaient imaginé.

Mais ne pensez pas que si vous n’avez pas lu le livre vous n’allez pas aimer. Au contraire, j’étais accompagnée pour l’avant-première de L’abricot, qui n’a pas lu le livre et je dois vous dire que les films de ce style ce n’est pas du tout sa tasse de thé, au contraire… Mais là, il a été pris dans l’histoire et a passé un bon moment. Il a trouvé cependant qu’il y avait certaines longueurs.

En somme, le pari est réussi pour Cécile Telerman, les fans de Katherine Pancol ne seront pas déçus et les autres découvriront une très belle histoire de famille où chacun doit faire face aux failles de l’enfance.

 La mangue

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