ONLY LOVERS LEFT ALIVE

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Only Lovers Left Alive, une vie qui tourne comme un 33 tours.

Le dernier film de Jim Jarmusch est vraiment l’anti Twilight. D’ailleurs je pense même que l’auteur n’a pas du s’intéresser à cette saga pour ados.

L’histoire est celle de deux amants unis dans l’éternité, les deux vampires Eve et Adam. Chacun vit de son côté, Adam le dépressif romantique musicien à Detroit et Eve, la pétillante dévoreuse de livres à Tanger. Ici l’action n’est pas un argument de vente. On pourrait dire qu’il ne se passe quasiment rien, pas de batailles, ni d’effets spéciaux.

Je suis sortie du film un peu partagée sur ce que j’en pensais vraiment car Jim Jarmusch ne joue pas le jeu de l’émotion ou du divertissement.

Il s’est entouré d’un casting cinq étoiles avec l’hypnotique Tilda Swinton, le charismatique Tom Hiddleston et les deux très bon seconds rôles qu’incarnent John Hurt ( Christopher Marlowe himself, s’il vous plait) et Mia Wasikowska, la petite soeur d’Eve, Ava.

Le réalisateur est avant tout un esthète, il a un souci de l’image. Comme un impressionniste, il nous dépeint la ville abandonnée de Detroit et la fourmillante Tanger. Ill donne vie aux corps de ces vampires, avec leur look punk des années 70’s, luttant pour leur survie dans un monde où les humains, “les zombies” les ennuie.

C’est un film très personnel où on voit que Jim Jarmusch y distille toutes les références culturelles et artistiques qui l’ont marqué au cours de sa vie et s’amuse à jouer avec. Ce côté très référentiel m’a un peu gênée, comme l’impression d’être de trop dans cette tirade intellectuelle ouverte que sur certains initiés.

J’ai été cependant séduite par les temps que laisse le film pour la contemplation, pour la réflexion, les temps d”’ennui et de décision. Je suis par contre moins convaincue par certaines péripéties de l’histoire, ne collant justement pas forcément avec cette histoire qui tourne en rond.

En effet, ce qui m’a marqué et ce qui me plaît toujours dans ce film ’est que malgré moi il me poursuit et des scènes, des mots me reviennent en tête. C’est un instant dans l’éternité de ces deux amoureux qui nous est montré et on nous plonge dans un cercle infini dans lesquelles ils sont emprisonnés. Ils dédaignent les zombies mais s’en nourrissent pour leur survie et admirent leur création artistique à travers les siècles. A quoi peut bien ressembler l’amour dans l’éternité ? Qu’est-ce qu’une vie éternelle limitée à une vie nocturne rythmée par des virées en voiture et à la recherche de sang ?

On est subjugué par les personnages, il nous effraie parfois et en même temps on les plaint. Dans ce film un peu méditatif, Jim Jarmusch a aussi fait preuve d’humour et de poésie qui permet d’alléger la lourdeur de l’existence de ces vampires.

J’avais déduit à la sortie du film qu’on pouvait plutôt ranger Only Lovers Left Alive dans la catégorie cérébrale, pourtant il continue à me “hanter” tel une ombre sans but qui a un impact sur ma conscience mais aussi mes émotions.

C’est un film en clair-obscur, à double face, je vous conseille d’aller le découvrir pour vous faire votre propre idée.

PS : Bonus, la bande originale est une tuerie.

La Pomme

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