DALLAS BUYERS CLUB

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Dallas Buyers Club est le dernier film du réalisateur québécois Jean Marc Vallée et l’un des favoris à la course aux Oscars.

Tiré d’une histoire vraie, on suit le combat de séropositifs pour survivre dans les années 80, à travers le portrait de deux personnages qui ne vous laisseront pas de glace, Ron et Rayon.

Ron est un cowboy filou macho et homophobe. Il découvre qu’il est atteint du sida et il ne lui reste plus que 30 jours à vivre. Il tente alors le tout pour le tout en essayant de nouveaux traitements, l’AZT, un médicament vendu comme produit miracle par l’industrie pharmaceutique, mais surtout des médicaments alternatifs venus de l’étranger. Il décide de monter sa propre entreprise pour aider les séropositifs à se soigner. Ron est aidé par Rayon, un transexue,l lui aussi atteint du sida, mal dans sa peau et un peu perdu dans sa vie. Tous deux fondent le Dallas Buyers Club, l’un des nombreux clubs américains existants pour aider les séropositifs à s’alimenter en produits viraux étrangers. Tout se bouscule avec l’entrée des industries pharmaceutiques qui cherchent à tout prix à arrêter son activité, mauvaise pour leur commerce.

On a beaucoup entendu parler du travail des deux acteurs principaux, Mathew Mc Conaughey et Jared Leto et surtout de leurs métamorphoses ; ils ont tous les deux perdu beaucoup de kilos pour incarner leur rôle. Mais le film ne souligne pas leur transformation. On est complètement soufflé par leur incarnation tout en justesse de ces deux personnages écorchés vifs qui luttent pour leur survie dans une société qui les rejette. Grands favoris aux oscars pour le meilleur premier rôle et second rôle, ils méritent amplement ces récompenses. On aime ces personnages, on les déteste, ils nous font rire et nous font pleurer aussi. A travers une palette de jeu très diversifiée, les acteurs réussissent à rendre Ron et Rayon très attachants.

Ce film vous secoue. Quand Steve Mc Queen dépeignait, dans 12 years a slave, la passivité des esclaves face à la torture et à l’horreur humaine, ici le réalisateur met en avant la lutte de l’impossible, la lutte, malgré tout des personnes atteintes du sida, pour vivre un peu mieux, un peu plus longtemps. C’est une introspection dans les peurs mais aussi les petites joies des séropositifs.

L’une des belles images du film, et qui le résume, est cette métaphore du cowboy qui fait son rodéo, qui cherche à tenir le plus longtemps sur le taureau même si ce n’est qu’une affaire de secondes. Là aussi, l’idée de “tenir le coup” est présente, même si ce ne sont que pour quelques secondes de plus.

L’apitoiement n’a pas sa place dans ce film fort, qu’est Dallas Buyers Club, ce qui ne rend pas pour le moins émouvant le tracé de vies des personnages.

Je vous le conseille, vraiment.

La pomme

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Une réflexion sur “DALLAS BUYERS CLUB

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