GIRLS

Girls c’est l’histoire d’un groupe d’amies mais la série est centrée plus spécifiquement sur la vie du  personnage principal, Hannah, pas top model pour un sou et qui rêve de devenir écrivain. Tout débute quand ses parents décident de ne plus l’aider financièrement, elle se retrouve alors face à de nouveaux choix à faire pour sa vie professionnelle. Autour d’elle, gravitent plusieurs personnages très divers : Marnie, la belle fille qui travaille pour une galerie d’art, qui a un petit ami, Charlie, hyper amoureux d’elle (elle s’en plaint d’ailleurs). Jessa, l’amie bohème anglaise, désinvolte et prête à toutes les expériences, sa cousine Shoshana la plus jeune, un peu folle sur les bords, très bavarde et qui cherche à “grandir” (elle cherche à tout prix à perdre sa virginité). Il y a aussi du côté des garçons :Ray, trentenaire grincheux et meilleur ami de Charlie et Adam qui est un garçon un peu dérangé et accessoirement le plan cul d’Hannah.

Ça c’est une présentation sommaire des personnages lors de la première saison.

Début janvier, la troisième saison est arrivée, toute fraîche avec pas mal de changement dans la vie de chaque personnage. Et on ne se lasse pas de les revoir.

Je n’ai pas voulu revenir sur des saisons ou des épisodes spécifiques, mais sur la série en générale et son atmosphère.

Lena Dunham est la “multi-casquette qui est à l’origine de Girls”, actrice principale, scénariste et créatrice de la série, elle est un contre-exemple d’Hannah. Si elle parle de ce qui ne va pas, elle se bouge, elle se crée ses opportunités. A 25 ans, elle a réussi avec son univers, son franc parler, gagner le coeur du public et des critiques (de nombreux prix aux Golden Globes, l’année dernière) en proposant une série pas langue de bois, qui ne se cache pas derrière des histoires qui ne tiennent pas debout. Elle n’est pas une jeune de l’Upper East Side qui complote contre ses amis.

Plusieurs personnes à la sortie de cette nouvelle série l’ont comparé à la “grande soeur” Sex and The City car ici aussi on parle du sexe sans complexe. On peut être une femme et avoir envie de faire l’amour. Nous sommes loin de l’image de la femme comme simple objet sexuel.

Mais loin de l’image glamour de ces quatre copines new yorkaises qui gagnaient bien leurs vies, qui s’habillent et se chaussent à la pointe de la mode. Ici on est plus face à des jeunes filles très terre à terre, qui n’ont pas que des déboires sentimentaux mais aussi des problèmes financiers et des crises identitaires et existentielles.

Girls c’est un peu la série “hype” à regarder, un peu hipster mais où plein de tabous sont mis à mal. L’héroïne, Hannah, n’est pas top model, elle assume ses rondeurs et ses névroses, elle se montre plusieurs fois nue à l’écran. On parle de toutes les sexualités, de toutes les relations amoureuses qui peuvent exister : de l’apparente relation parfaite, à la relation un peu honteuse, morbide mais qui prend aux tripes.

Comme je l’ai déjà dit c’est pas réellement glamour, c’est même un peu choc, crade même.

Je ne pense pas qu’on s’identifie à toutes les aventures des héroïnes mais on peut se retrouver dans certains traits de caractère ou dans leurs mésaventures.

C’est des filles imparfaites et ça fait du bien. A travers le portrait de plusieurs filles, on arrive à avoir un diaporama assez important de ce que peut être une femme aujourd’hui : folle, fleur bleue, je m’en foutiste, blessée, intelligente, drôle, maladroite, forte, faible…

Les hommes ne sont pas forcément en reste, là aussi ce ne sont pas comme dans la plupart des séries des beaux gosses qui tiennent les beaux rôles, pas forcément des connards mais plutôt des grands losers avec leurs paradoxes, image d’une humanité qui s’assume avec ses failles.

Ça fait du bien de voir des gens qui montrent que ça arrive à tout le monde de déprimer, d’angoisser, et qu’en même ça n’enlève rien à la poésie de la vie. Ce que j’aime aussi dans cette série, c’est qu’on ne cherche pas forcément à vous faire aimer les personnages, presque tous les personnages m’ont tapé sur les nerfs à un moment car ils se plaignaient, car ils prenaient de mauvaises décisions, n’agissaient pas comment on l’aurait espéré. Finalement, parfois, on s’attache à certains sans trop savoir pourquoi.

C’est un peu le portrait d’une jeunesse à la dérive qui se cherche mais qui en même temps est une jeunesse qui ne se cache pas, les cicatrices en avant, tatouages et sentiments exposés en pleine face des téléspectateurs. Néanmoins bien que le portrait soit juste, c’est le portrait d’une jeunesse sur egocentrée pour la plupart, qui pense d’abord à soi avant les autres : critique ou simple constat de notre génération?

A noter aussi une bande-son qui nous fait découvrir de nouveaux artistes, de nouvelles musiques.

On a affaire à une série du réel, une semi-fiction (inspirée par la vie de Lena Dunham) et pour toutes ces raisons, je vous la conseille vivement, ce n’est pas une comédie, ni un drame, mais un échantillon de vie.

la Pomme

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