LE MAJORDOME

le majordome

« Les lumières se rallument et le monde sort en silence », voilà une phrase qui résume bien l’effet du dernier film de Lee Daniels.

Commençons par le synopsis. Le film, basé sur une histoire vraie, suit l’histoire de Cecil Gaines, joué par Forest Whitaker. Après une enfance en tant qu’esclave dans les champs de coton, le jeune homme fuit le sud des Etats-Unis. Au grès de ses rencontres; il apprend son métier de majordome. De fil en aiguille et par ses réels talents pour la profession, Cecil devient le majordome à la Maison Blanche où il verra défiler sept présidents. En parallèle de son métier, nous le suivons dans sa vie de famille. Sa femme et ses deux fils qui vivent confortablement grâce à ses revenus. Malgré tout, sa vie de couple est loin d’être rose et les relations avec son fils aîné ; avec lequel il partage des points de vue différents ; se détériorent. A travers l’histoire de ce majordome et de sa famille, c’est toute l’histoire de la vie politique américaine et le mouvement des droits civiques que nous suivons dans ce film, de Kennedy à Martin Luther King et de la guerre du Vietnam au Watergate.

Forest Whitaker joue son personnage à merveille, tellement bien qu’on a l’impression de vivre à travers lui ses malheurs et ses joies. On ressent toutes ses émotions. Attention effet catharsis garantie ! Oprah Winfrey en mère de famille et épouse est totalement convaincante. Les grands noms défilent dans ce film, John Cusak, Jane Fonda, Lenny Kravitz, Mariah Carey, Cuba Goodin JR et encore Robin Williams.

 Ce film ne laisse pas indifférent, la ségrégation, le racisme, la lutte pour les droits civiques, sont des mouvements proches de nous dans le temps et qui nous semblent si lointain. Mais ce film nous rappelle à l’ordre et nous laisse à la fin dans un état de réflexion et de remise en question. Certains diront que ce film est lent, que c’est du déjà vu, peut-être mais je suis rarement sortie d’un film aussi bouleversée. Tellement bouleversée que je n’arrivais plus à me le sortir de la tête. Après avoir vue ce film, j’étais révoltée, j’étais triste et heureuse à la fois et je me disais qu’il faut continuer à avancer, à évoluer et s’ouvrir. Seulement voilà, la réalité nous rattrape et le lendemain on reprend notre train-train quotidien. Mais ce film participe à la mémoire collective, qu’il aide à se souvenir de ce qui a été et ce qui est.

 Ce film reste un film historique donc si vous y êtes allergique et que les cours d’histoire vous ont endormi n’y allez pas mais si vous aimez l’histoire, si vous avez envie de comprendre, de connaître ou de vous souvenir de cette période, allez y.

Et surtout préparez vos mouchoirs !

La mangue

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Une réflexion sur “LE MAJORDOME

  1. Mouais, j’ai pas aimé. Plein de poncifs. Le film américain par excellence, des bons sentiments et les ingrédients pour être nominé aux oscars.

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